Depuis de nombreuses années, des femmes et des hommes blessés, atteints du syndrome de stress post-traumatique, passent au travers des mailles du filet et échappent aux organismes chargés de leur venir en aide.
À l’heure actuelle, plus de 3 000 personnes seraient en errance, détachées volontairement ou non des différentes cellules d’aide aux blessés, soit par lassitude, soit par manque d’accompagnement, soit en ayant choisi de se couper de tout contact avec l’institution. D’autres perdent peu à peu pied face aux démarches administratives et à la lenteur de la prise en charge de leur dossier.
Une commission complémentaire, pas concurrente
C’est pour ces raisons que l’UNC a créé la commission d’aide aux blessés. Elle n’a pas pour but de se substituer aux différentes structures qui existent déjà au sein des armées, mais de venir en complémentarité de ce qui se fait en matière de suivi et d’accompagnement.
Grâce au maillage territorial de l’UNC, le comité est représenté dans de nombreux départements et animé par 48 délégués départementaux.
Ce que le réseau apporte
- Écouter, pour faciliter le retour à une meilleure vie sociale pour les uns et redonner goût à la vie pour les autres. Le maillage territorial permet de devenir rapidement le tuteur attendu, en créant un climat de confiance.
- Aider individuellement à la recherche d’un emploi, en lien avec Implic’action, le comité d’aide à la reconversion de l’UNC et l’AFPA, pour ceux qui ne sont pas pris en charge par Défense mobilité.
- Guider vers les services appropriés et participer à l’élaboration et au suivi des dossiers, notamment pour l’obtention de la carte du combattant ou du titre de reconnaissance de la Nation.
- Orienter, en cas de litige avec les assurances ou de demande d’indemnisation complémentaire, vers les cabinets d’avocats compétents.
- Soutenir moralement tout au long du parcours, face aux multiples difficultés à affronter.
Les dispositifs d’indemnisation
Le militaire blessé peut être indemnisé par le versement d’une pension militaire d’invalidité et bénéficier d’un dispositif d’indemnisation complémentaire. Il doit pour cela s’adresser à plusieurs services : la sous-direction des pensions pour la pension militaire d’invalidité, la direction des affaires juridiques et le service du commissariat des armées pour l’indemnisation complémentaire.
C’est précisément dans ce parcours que l’accompagnement d’un délégué prend tout son sens.
Comment nous joindre
Si vous êtes concerné, ou si vous connaissez quelqu’un qui l’est, écrivez-nous. Nous ferons le lien avec le délégué départemental des Deux-Sèvres. Rien n’est entrepris sans l’accord de l’intéressé.