Au décès d’un membre de l’UNC, et alors que la famille est dans la douleur, il importe de l’informer avec délicatesse des droits du défunt en matière de protocole, et de lui proposer quelques initiatives. Rien ne se décide sans son accord.
Le drap tricolore
Seuls les titulaires de la carte du combattant ou du titre de reconnaissance de la Nation peuvent prétendre au drap tricolore sur leur cercueil, et uniquement avec l’accord de la famille.
Ce que la section peut proposer
- Une couronne portant un ruban au nom de l’association, sous réserve de l’accord de la famille.
- La présence du drapeau de la section, voire de ceux des associations UNC voisines, ainsi qu’une délégation conséquente.
- Un porteur de coussin de décorations.
- Un court éloge funèbre retraçant le passé militaire et associatif du défunt.
- La publication d’un avis de décès pour informer les camarades anciens combattants.
Le souhait de la famille prime
Conformément au souhait exprimé de son vivant par le défunt, ou à celui de la famille, les obsèques peuvent se dérouler dans la plus stricte intimité familiale. L’association s’efface alors sans insister.
La tenue et le comportement
Les porte-drapeaux sortent les premiers du lieu de culte et se mettent en place sur le parvis pour former une haie. Au passage du cercueil, les drapeaux sont inclinés et les membres de l’UNC se découvrent.
Si le défunt était officier ou sous-officier, son képi et le coussin portant ses décorations sont posés sur le cercueil recouvert du pavillon national, pendant la durée de l’office.
L’éloge funèbre
L’éloge funèbre est normalement prononcé à l’issue de l’office religieux, hors du lieu de culte. Avec l’autorisation de l’autorité religieuse, il peut être prononcé à l’intérieur. Il peut également avoir lieu au cimetière ou au crématorium.
Le cas des honneurs militaires
Un militaire décédé en activité de service, ou un ancien militaire dignitaire de la Légion d’honneur, a droit aux honneurs funèbres militaires. Une cérémonie militaire est alors organisée par l’autorité militaire locale ou régionale, distincte de l’éventuelle cérémonie religieuse.